Djan SILVEBERG

Biographie

Djan Silveberg est un artiste plasticien né en 1969.

Après des études en France, Angleterre et Italie, Djan Silveberg débute sa carrière artistique avec le projet ‘Quelques Vers de Rome’, première œuvre où il fait s'affronter l’image (photographies argentiques en noir et blanc) et le texte (poésie libre), et qui sera présenté lors du meeting du G7 à Lyon. En 2009, il donne une nouvelle impulsion à ses créations artistiques en diversifiant les techniques et supports utilisés tout en poursuivant ses recherches sur l’urbain et la société contemporaine. En 2011 il réalise différentes performances in situ (à Paris avec l’œuvre ‘Tapis Rouge’ et sur le Pont des Arts autour du projet ‘Ne Les Oublions Pas’, ainsi que dans le Parc Royal à Bruxelles avec ‘Dichotomie’), expose au Museum Of Young Art de Vienne en Autriche, et participe à la 5ième Biennale Armoricaine des Arts Vivants/Contemporains de St-Brieuc ainsi qu’à la 6ième Biennale de Luxembourg. En 2012 il réalise une intervention lors de La Triennale “Intense Proximité” au Palais de Tokyo à Paris, et bénéficie de deux expositions individuelles : à Paris à la Galerie Hors-Champs et à Luxembourg-ville à la Konschthaus beim Engel. En 2013, il expose à l’Affordable Art Fair de New York, et participe à la 8ième Biennale Européenne d’Art Contemporain de Nîmes ainsi qu’au Festival OFF Franchement Art de Villefranche-sur-Mer. Il réalise également une intervention artistique au sein de l’exposition ‘A Triple Tour’ de la Collection Pinault à la Conciergerie à Paris et la performance ‘Red District - une exposition d’artistes’ à la Galerie des Pentes lors de la fête des lumières de Lyon.

Il vit et travaille en France et au Luxembourg.

Démarches

Empreintes / Impression :

Djan Silveberg se propose d’ouvrir nos yeux à la contemplation d’un paysage urbain que nous ne remarquons plus : au cours d’interventions nocturnes dans certains espaces de nos villes, il prend sur une toile l’empreinte en peinture de ces bancs à lattes en bois dont nos parcs étaient jadis parsemés.

Ce travail en peinture sur des formats de grande dimension permet de poser le regard sur un mobilier urbain à l’esthétique empreinte de nostalgie qui tend malheureusement à disparaître, témoins d’innombrables tranches de vies, jeux d’enfants, repos de vieillards, scènes de rencontres, d’amour ou de rupture, et dont les lattes usées, griffées, disjointes, portent au plus profond d’elles-mêmes la trace.

Le résultat de ce travail in situ offre également au spectateur, sous une abstraction ressentie, la vue figurative d’un objet commun tel qu’il ne l’a jamais perçu, transformant une structure utilitaire en trois dimensions en œuvre d’art en deux dimensions à l’irrégularité particulièrement poétique.

 

Projection mentales :

A travers ses œuvres, Djan Silveberg essaie de porter un certain regard sur la place de l’homme dans la société actuelle, ainsi que sur les comportements induits par la culture et l’environnement qui la constituent. Les media et techniques que qu'il utilise sont multiples.

Les ‘Projections Mentales’ sont le fruit d’un travail sur le signe qui cristallise plusieurs aspects de ses recherches plastiques autour des mécanismes visuels et des automatismes de la pensée. Détournant par sa forme dépouillée les codes de l’art minimaliste, le choix du traitement manuel (peinture à l’acrylique sur toile) ainsi que des textes visent à réintroduire une forme d’émotion dans le conceptuel.

Dans les phrases-clés qu'il utilise, mais auxquelles il retire le dernier mot, la forme et le sens prennent leur substance du schéma de lecture que l’on peut faire des signes qui les composent et de l’inachèvement que l’on constate ; résurgence induite par notre cerveau et nos sens, réflexe visuel qui vient naturellement compléter un manque. Cette projection inconsciente résulte d’un état d’être et d’un mode de pensée hérités d’un apprentissage plus ou moins formaté : éducation, culture, langage, relations sociales, etc.

Vient ensuite la prise de conscience que l’assertion en soi peut revêtir une autre signification que celle vers laquelle notre inconscient nous pousse. La phrase est-elle finie ? Est-ce le début d’un effacement de ce qui fait notre cadre mental, notre référent ? Inéluctable disparition d’une forme de culture par l’avènement de l’ère du numérique ou brouillage résultant d’une probable overdose